Questions fréquentes

Certificat PEB en Wallonie : vos questions, nos réponses

Vous vendez ou louez une maison ou un appartement en Wallonie ? Le certificat PEB est obligatoire avant toute publicité. Chez Wapi'Certi, votre expert PEB en Wallonie picarde, certifié et agréé par la Région wallonne, nous répondons ici aux questions que nos clients nous posent le plus souvent : déroulement de la visite, documents à préparer, délais, et différences entre certificat PEB, audit logement et déclaration PEB.

Mis à jour le 26 octobre 2026

Le certificat PEB en bref

Qu'est-ce que le certificat PEB ?

Le certificat PEB (Performance Énergétique des Bâtiments) évalue la qualité énergétique d'un logement existant en Wallonie. Il indique sa consommation théorique d'énergie primaire et lui attribue un label de A++ à G. C'est une « carte d'identité énergétique » standardisée : elle permet de comparer les biens entre eux, indépendamment du mode de vie des occupants.

Quand le certificat PEB est-il obligatoire en Wallonie ?

Il doit être établi avant la mise en vente ou en location d'un logement. Les principaux indicateurs du certificat doivent figurer dans l'annonce immobilière. Pensez-y donc avant de mettre votre bien sur le marché, et non au moment du compromis.

Combien de temps un certificat PEB est-il valable ?

Un certificat PEB est valable 10 ans, tant que le logement n'a pas subi de modification affectant sa performance énergétique. Les certificats établis avant la nouvelle version de septembre 2026 restent valables jusqu'à leur échéance.

Qui peut réaliser un certificat PEB ?

Uniquement un certificateur agréé par la Wallonie. Toute la mission — visite, relevés, encodage et établissement du certificat — doit être réalisée par cette même personne. La liste officielle des certificateurs agréés est publiée sur le portail de l'énergie de la Wallonie (energie.wallonie.be) : n'hésitez pas à vérifier que la personne qui se présente chez vous y figure.

La visite du certificateur

Comment se déroule la certification PEB ?

La certification se fait en deux temps :

  1. La visite sur place : nous parcourons le logement pour identifier ses différentes parties, constater sa qualité énergétique et relever toutes les données utiles.
  2. L'encodage au bureau : nous calculons les surfaces, volumes et superficies chauffées, puis encodons les données dans PACE, le logiciel officiel de la Région wallonne, qui calcule le label.

Combien de temps dure la visite ?

Comptez généralement entre 1 et 2 heures pour une maison, selon sa taille et sa complexité. Un appartement demande souvent moins de temps.

Faut-il donner accès à toutes les pièces ?

Oui. Le certificateur doit pouvoir accéder à toutes les pièces du logement, y compris la chaufferie, les caves, le grenier et les éventuelles annexes. Une pièce inaccessible, c'est une information manquante — et souvent une valeur par défaut moins favorable.

Que vérifie le certificateur pendant la visite ?

  • les dimensions du bâtiment et la composition de ses parois (murs, toiture, sols, châssis et vitrages) ;
  • la présence, le type et l'épaisseur des isolants ;
  • le système de chauffage et la production d'eau chaude sanitaire ;
  • la ventilation et l'éventuel refroidissement ;
  • les installations d'énergie renouvelable (panneaux photovoltaïques, solaire thermique, pompe à chaleur…).

Comment le certificateur collecte-t-il ces données ?

Par constatation visuelle, par des mesures prises sur place et sur base des « preuves acceptables » que vous lui fournissez. Les plaques signalétiques des chaudières, chauffe-eau et onduleurs sont aussi prises en compte.

Le certificateur peut-il démonter ou percer quelque chose ?

Uniquement avec votre accord préalable. Pour démontrer la présence d'un isolant ou lire une plaque signalétique, un démontage partiel ou un test destructif (petit perçage, par exemple) peut être utile. Nous vous indiquons toujours si la démarche en vaut la peine au regard du résultat attendu.

Préparer sa visite : les preuves acceptables

Qu'est-ce qu'une « preuve acceptable » ?

C'est un document reconnu par la Wallonie qui permet de prendre en compte une caractéristique que le certificateur ne peut pas voir : un isolant caché dans un mur, l'année de construction, le rendement d'une chaudière… Les preuves utilisées sont mentionnées explicitement sur le certificat et peuvent être contrôlées par l'Administration.

Que se passe-t-il si je n'ai aucune preuve ?

Sans constatation visuelle ni preuve acceptable, le certificateur est tenu d'encoder des valeurs par défaut. Elles sont presque toujours plus défavorables que la réalité. Résultat : un label moins bon que ce que votre logement mérite.

Quels documents préparer avant la visite ?

Rassemblez le maximum des documents suivants :

  • Factures d'entrepreneur pour des travaux d'isolation, de châssis ou d'installations techniques (chaudière, pompe à chaleur, panneaux solaires…). Elles doivent mentionner l'adresse du logement et décrire clairement les travaux. Les factures de matériaux simplement livrés ne sont pas acceptées.
  • Dossiers de primes énergie de la Wallonie ou de réduction d'impôts pour travaux économiseurs d'énergie, complets.
  • Photos de chantier localisables montrant l'isolant ou la composition d'une paroi, sur lesquelles on reconnaît clairement votre bâtiment.
  • Attestation signée par l'architecte du projet (année de construction, composition des parois, isolants, vitrages).
  • Dossier de chantier complet de la construction (contrat, plans, cahier des charges, décompte final).
  • Déclaration PEB finale et rapport PEB, ou une note de calcul PEB.
  • Ancien certificat PEB du logement (signalez-le dès la prise de rendez-vous).
  • Document officiel : permis d'urbanisme, acte notarié… pour l'année de construction.
  • Documentations techniques et notices des appareils de chauffage, de ventilation et d'eau chaude.
  • Fiches produits / ATG des isolants ou vitrages, si on peut prouver qu'il s'agit du même produit.
  • Rapport de test d'étanchéité à l'air (selon la norme NBN EN 13829).
  • Pour le photovoltaïque : certificat d'origine garantie (CWaPE) ou PV de conformité de l'installation électrique.

Les plans de la maison suffisent-ils comme preuve ?

Non. Les plans nous aident pour les mesures, mais ils ne sont pas reconnus comme preuve acceptable. Une photo de chantier ou une facture d'entrepreneur aura beaucoup plus de poids.

Appartements et installations collectives

Mon appartement est raccordé à une chaudière commune : comment fait-on ?

Lorsqu'un logement dépend d'une installation collective (chaufferie, eau chaude ou ventilation communes), la copropriété doit mettre gratuitement à disposition un rapport partiel relatif à ces installations. Une fois ce rapport disponible, le certificateur ne se concentre plus que sur les parois de votre appartement et sur vos installations strictement privatives.

Que doit faire la copropriété ?

Il est recommandé que le syndic transmette une copie du rapport partiel à tous les copropriétaires. Si ce rapport doit encore être réalisé, le propriétaire de l'installation collective (souvent l'association des copropriétaires) doit lui aussi signer le formulaire de déroulement de la certification, afin que ses preuves acceptables soient prises en compte.

Le chauffage collectif pénalise-t-il mon certificat ?

Pas forcément. Une note attestant d'une répartition des frais de chauffage sur base de calorimètres ou de compteurs de chaleur individuels peut être valorisée comme preuve acceptable.

Après la visite

Quand vais-je recevoir mon certificat PEB ?

Après l'encodage, le certificateur dépose le certificat dans la base de données gérée par l'Administration wallonne. La réglementation lui laisse ensuite 30 jours maximum pour vous le transmettre. Dans la pratique, nous vous le remettons généralement bien plus rapidement.

Qu'est-ce qui a changé avec le nouveau certificat PEB de septembre 2026 ?

Depuis le 1er septembre 2026, le certificat des logements existants en Wallonie a été entièrement repensé pour être plus lisible. Il contient désormais :

  • un parcours indicatif de rénovation vers le label A, avec l'impact de chaque étape sur le label et une estimation des coûts ;
  • davantage d'informations sur la production d'énergie renouvelable du logement, notamment en cas de panneaux photovoltaïques.

Les règles, elles, ne changent pas : les obligations à la vente et à la location sont identiques, et les certificats existants restent valables jusqu'à leur échéance.

Le certificat PEB suffit-il pour planifier mes travaux ?

C'est un excellent point de départ, mais il reste un outil d'information standardisé. Pour un projet de rénovation concret et pour accéder aux primes Habitation, c'est l'audit logement qui sert de référence (voir ci-dessous).

Certificat PEB, audit PEB ou déclaration PEB : quelle différence ?

Ce sont trois documents distincts, réalisés par des professionnels agréés différents, à des moments différents. En résumé : le certificat informe (vente, location), l'audit conseille (rénovation, primes) et la déclaration prouve le respect des exigences (construction ou rénovation soumise à permis).

Le certificat PEB : informer lors d'une vente ou d'une location

Obligatoire pour vendre ou louer un logement existant, il attribue un label de A++ à G selon une méthode standardisée. Il est établi par un certificateur PEB agréé et reste valable 10 ans.

L'audit PEB (audit logement) : conseiller pour rénover

En Wallonie, on parle officiellement d'audit logement. Réalisé par un auditeur logement agréé, il analyse en profondeur votre habitation, hiérarchise les travaux à réaliser et chiffre les gains attendus. Il est volontaire, mais c'est la porte d'entrée vers les primes Habitation : sauf exceptions (notamment certains travaux de toiture), les travaux doivent y être recommandés et le rapport doit être enregistré avant de commencer le chantier. Les régimes de primes évoluent régulièrement : vérifiez les conditions en vigueur sur logement.wallonie.be avant de lancer vos travaux.

La déclaration PEB : respecter les exigences en construction et rénovation

Elle concerne les travaux soumis à permis d'urbanisme : construction neuve, reconstruction, rénovation importante, changement d'affectation… Elle est établie par le responsable PEB (architecte ou bureau d'études) en deux temps : une déclaration initiale, jointe à la demande de permis, puis une déclaration finale, qui décrit les travaux réellement exécutés et démontre le respect des exigences PEB. Pour un bâtiment neuf, c'est la déclaration finale qui donne lieu au certificat PEB.

Tableau comparatif

Certificat PEB

Objectif
Informer sur la performance énergétique
Quand ?
Avant une vente ou une location
Obligatoire ?
Oui, pour vendre ou louer
Réalisé par
Certificateur PEB agréé
Bâtiment visé
Logement existant
Résultat
Label A++ à G + parcours indicatif de rénovation

Audit logement (« audit PEB »)

Objectif
Conseiller et prioriser les travaux
Quand ?
Avant des travaux de rénovation
Obligatoire ?
Non, mais nécessaire pour les primes Habitation
Réalisé par
Auditeur logement agréé
Bâtiment visé
Logement existant
Résultat
Rapport détaillé avec travaux recommandés et gains

Déclaration PEB

Objectif
Prouver le respect des exigences PEB
Quand ?
Avec un permis d'urbanisme (initiale) et en fin de chantier (finale)
Obligatoire ?
Oui, pour les travaux concernés par le permis
Réalisé par
Responsable PEB
Bâtiment visé
Bâtiment neuf ou rénové sous permis
Résultat
Conformité aux exigences + certificat (bâtiment neuf)

Sources et liens officiels

Les informations de cette page s'appuient sur les publications officielles de la Région wallonne. Pour aller plus loin :

Vous avez un projet en Wallonie ?

Vente, location, rénovation ou dimensionnement d'une pompe à chaleur : contactez Wapi'Certi pour un rendez-vous ou un conseil. Nous intervenons partout en Wallonie picarde.